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 Odeur familière [ Keziah]

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Chelsea O. McCawley

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MessageSujet: Odeur familière [ Keziah]   Mar 16 Fév - 23:14



    La pleine lune approchait à grands pas : dans moins de quatre jours, et mon besoin sexuel également. Je ne travaillais pas cette semaine, sous peine de sauter sur tous les beaux clients que je rencontrerais. Etre serveuse dans un bar a ses qualités comme ses inconvénients, surtout pour une fille de mon espèce. À première vue, je ne ressemble pas à une changelings, sous prétexte que je ne suis pas assez musclée… Tu parles ! Je pourrais porter un de ces gros routiers de plus de 100 kilos, qui trainent toujours après une heure du matin dans les bars, et de l’autre main son camion. Et puis, ce n’est pas parce que mon corps est agréablement bien fait que ce n’est pas possible. Bref, peu sont les inconnus qui savent qui je suis ce qui est, je l’avoue parfois plus facile pour me nourrir. Rester coppressée dans mon appartement n’aurait servi à rien à part aggraver ma situation. Je devais faire un tour dehors pour me métamorphoser, et vite. Ma forme principale est le léopard, chose assez rares dans mon espèce. Je ne connais d’ailleurs aucune personne qui devienne léopard-garou. Mon petit côté féline, sous ma forme humaine est du au fait qu’il y a quelques années, je me métamorphosais pendant plusieurs heures et jours, sans changer de forme. Mais apparemment, les hommes aiment ça. En parlant d’homme… il fallait absolument que j’en trouve un qui me satisfasse pour ce soir et ceux à venir. Et surtout, soit à la hauteur pour la lune qui arrivait. Ce besoin devenait de plus en plus pesant au fil des jours qui précédaient ma lune.

    Je sortis de mon appartement en vitesse, laissant même la porte ouverte. De toute façon, je sentirais très bien la présence d’un visiteur avant de renter et surtout, je n’avais rien d’intéressant dans cet habitacle. Tout était silencieux, la lumière semble terrassée par le vide dans le couloir. Enfin à l’extérieur, les jambes me démangeait, avec une folle envie de courir. J’arpentais les rues à la recherche d’un coin tranquille pour posséder à ma mutation. Il était trois heures et rare était les gens « normaux » à trainer dans les ruelles. Tout en marchant je notais mentalement la progression de la sensation le long de mes jambes, mes bras et bientôt ma nuque. Patience… Je marchais jusqu’à la première ruelle devant moi et humait l’air, en quête d’une odeur m’indiquant une présence indésirable. Seul l’odeur des restaurants à quelques kilomètres de là se faisaient sentir : je pouvais commencer.

    Je me cachais derrière une vieille poubelle pour me déshabiller et déposais mes vêtements (du moins le peu que je portais) sur un carton à un mètre de là. Puis commença la mutation. Ma peau s’étira et mes muscles craquèrent. Il fut un temps, au tout début, ou mes mutations étaient plus que douloureuse, comme si quelqu’un m’écorcher vif, depuis c’est si j’enfilais une seconde peau. J’inspirai profondément tout en luttant pour garder les idées claires. Il fallait que j’anticiper chaque phases de la transformation et me positionna de façon à la faciliter : à quatre patte tête baissée. Je suai pendant deux minutes et quand je relevai la tête, j’étais enfin en léopard. Je m’étirai, poussant un petit ronronnement avant de voir que le monde autour de moi avait changé : les léopard ne voient pas de la même couleur que les humains. Je me mis en course dans toute la ville, tournant dans des ruelles sombres et vides. C’est très risquer de me transformer ici, les humains me traque souvent pour ma fourrure mais je n’ais pas le choix. À cette période les mutations ne peuvent attendre.

    Je m’arrêtai net lorsque je sentis une odeur particulière : celle d’un loup, mon loup. Il était sous sa forme humaine… je courais dans un coin pour me re-transformer. Le fait de vouloir me dépêcher ralentissait la mutation inverse, qui se faisait difficile. Je me concentrais, essayant d’éviter de penser à ce que nous allions bien faire. Lorsque ce fut fini, je restai allongée et haletante sur le sol. Son odeur se faisait de plus en plus imposante, et je savais qu’il était en train de marcher dans ma direction, pas besoin de tendre l’oreille. Je ne me relevai pas, trop épuisée. Des mains chaudes et puissantes vinrent se poser sur mon corps nu, ce qui eu le don de provoquer en moi ce désir que je ressens toujours en sa présence.

    « Tu m’as trouvé mon loup » dis-je sur un ton sensuel.

    Keziah et moi nous sommes rencontrés il y a quelques temps, lors d’une bonne partie de chasse (dans tous les sens du thermes). C’est tout ce que j’aime, en un seul homme. La seule chose qui lui manque est qu’il se transforme en loup et non léopard. Ca aurait été l’amant parfait. Je me tournais et lui déposer un baiser furtif dans le cou.


Dernière édition par Chelsea O. McCawley le Jeu 18 Fév - 4:50, édité 2 fois
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Keziah S. Theets

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Jeu 18 Fév - 3:20

    La journée avait été longue. La brûlure dans ses veines n’avait pas cessée de le rendre fou. Plusieurs fois il dû se reprendre pour ne pas sauter sur la première femme qui croisait son regard. Un véritable enfer, et ça n’allait qu’empirer au fil des prochains jours. Parfois Keziah regrettait vraiment ce qu’il était, mais le soir venu, lorsqu’il rencontrait une partenaire qui lui convenait, il était tout, sauf mécontent, loin de là.

    Keziah était doté d’une aura flamboyante, qui attirait toutes les femelles. Il s’était toujours demandé pourquoi avait-il cette chance ?! Son père était un vrai tombeur [« aura-lement » parlant] Et sa mère avait eu un patrimoine génétique extraordinaire, de quoi donner à leur fils de sacrées chances de devenir quelqu’un de fort et d’irrésistible. Mais le jeune Loup-Garou n’aimait pas se venter de cette « chance ». Souvent, pour lui, c’était une malédiction. Les filles le « traquaient » littéralement. Elles lui couraient après comme si une bonne pièce de bœufs sanguinolente venait de leur passer sous le nez. Son aura était telle que même une simple humaine était attirée par lui, comme gobée par la chaleur de son être.

    Il était rentré chez lui plus tôt que prévu à son appartement. Heureusement pour lui, et pour elle, Amande n’était pas dans les parages. Seul le Bon Dieu aurait su ce qu’il serait arrivé à la jeune fille.
    Keziah s’était précipité sous une douche froide, mais cela n’avait rien fait. Il devait sortir, courir, frapper, crier, se défouler quoi. Tout de suite. Il ne voulait qu’une chose, s’était sortir en boite, et « danser », mais il n’en connaissait encore aucuns. Ses recherches débuteraient dès le lendemain matin, à l’aurore.
    Lorsqu’il regarda sa montre, il fut pris de tremblement. Les aiguilles affichaient dix-huit heures trente. Il n’allait pas pouvoir attendre de trouver la louve qu’il avait rencontré la nuit d’avant. Il frappa dans son mur, mais réussit à retenir son coup pour que sa main ne défonce pas -trop- le mur.

    Le soleil s’était déjà éteint, laissant place à un trois quart de lune resplendissant. Merde. Plus que quatre jours et il serait tranquille pour un bon mois. Heureusement qu’il était habitué. Le souvenir de sa première phase lunaire le frappa, lui arracha un rire crispé. Ca avait été si dur, et pourtant il y était arrivé.

    * Bouger. Tout de suite. Sortir*

    Il ne réfléchissait qu’en bride de phrase. Son attention était trop concentrée sur son besoin, qu’il devait soulager rapidement, que sur ce qu’il pensait.
    La porte claqua violement après avoir laissée sortir un Loup-garou en short, pieds et torse nus. Keziah se mit à courir, dévalant les escaliers, faisant claquer toutes les portes qui se trouvaient sur son passage. Il s’enfuyait de cet endroit où régnait encore la fabuleuse odeur d’Amande, la jeune humaine.

    Cela faisait une bonne vingtaine de minutes qu’il courrait de ruelles en ruelles, tentant d’accéder le plus rapidement possible à la forêt. Mais tous ses sens étaient brouillés par le désir qui le consumait de l’intérieur. Il humait l’odeur des bois, attiré. Mais c’est seulement lorsque Cette exquise odeur lui fit frémir les narines qu’il sut qu’Elle était là. Tout près de lui. Dans cette même ville.
    Lorsqu’il l’avait quitté une nuit, sans savoir s’il allait la revoir un jour ou non, son cœur avait été broyé avec hargne. Mais elle était là, à courir en même temps que lui… Son cœur en fit des bonds, prêt à s’échapper de sa cage thoracique. Jamais il n’aurait imaginé la revoir, la sentir, la toucher…

    Sa rapidité doubla. L’énergie du loup lui donna la force de courir si vite qu’il arriva dans une ruelle déserte où, seul, un container poubelle, trônait. Et Elle était également là.

    L’air, porteur de l’odeur qu’il aimait tant, s’engouffra dans ses poumons. Lui apportant en même temps les informations qu’il recherchait. En quelques pas il arriva près du seul obstacle qui le séparait de sa belle. Il se pencha sur le côté et la découvrit. Nue comme un ver, étendue à même le sol, le souffle court et la peau en sueur. Elle aussi avait de gros problèmes. Il sentait la force de son aura l’empaler. Son besoin se fit plus pressant, la brûlure plus vive. Alors il se pencha au-dessus d’elle. Posant ses grosses pattes sur son petit corps frêle. Elle était si belle, si douce, si délicieuse …

      _ Que fais-tu ici ? Ca fait longtemps que tu es là ? … - Il lui embrassa le front, puis frôla ses délicates lèvres. - Je ne pensais jamais te revoir… Mon dieu Chelsea …


    Son souffle était haletant, il avait du mal à parler, et son regard était comme absorbé par sa vision. Il ne voyait plus qu’elle. Un frisson lui parcourut l’échine et dans son élan fit tendre les muscles de Keziah, se qui entraîna le soulèvement de ses bras, relevant ainsi la jeune femme.
    Il l’embrassa dans le cou, humant sa peau, l’embrassant encore et encore.
    Un râle rauque se fit entendre dans sa gorge. Il n’allait pas tarder à se transformer. Leur désir allait devoir attendre quelques secondes…


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Chelsea O. McCawley

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Jeu 18 Fév - 4:50




    C’était si bon de le savoir près de moi, comme si c’était la chose que j’attendais le plus depuis longtemps. Et peut-être étais-ce le cas ? Après que nous nous soyons quitter, quelques temps auparavant j’avais essayé de retrouvé sa trace à travers toute la ville. J’avais passé des nuits entières à renifler et suivre son odeur qui me menait toujours à : la forêt. Hélas, avec la rosée du matin et les animaux qui passaient par là, les pistes étaient vite brouillées. N’ayant pas l’habitude de me sentir faible et impuissante –pour une fois-, j’avais couru des heures pour le sortir de ma tête. Son odeur et ses caresses demeuraient ancrées dans mon esprit. Mon côté animal avait pris le dessus et je n’avais même pas pensé à lui demander d’où il venait, je me souvenais juste de son prénom : Keziah, que j’avais hurlé sous la lune précédente. Au bout d’un moment, je m’étais faite à l’évidence que qu’il n’était pas d’ici.. …Puis quand il y a un instant, en pleine course, j’ai senti cette odeur alléchante et familière, l’espoir a refait surface et je me suis mis en quête de le retrouver. Je me sentais si victorieuse que j’en étais épuisée. J’avais honte de lui faire face ainsi, tellement réactive la dernière fois. Mais je voulais qu’il me voit en tant qu’humaine, pour être sur que c’était bien moi et pas une autre. La mutation inverse avait été difficile et il me fallait quelques bonnes minutes pour me ressaisir. J’espère qu’il ne pensait pas que quelqu’un m’ait fait du mal car ce n’était pas le cas.

    _ Que fais-tu ici ? Ca fait longtemps que tu es là ? … - Il lui embrassa le front, puis frôla ses délicates lèvres. - Je ne pensais jamais te revoir… Mon dieu Chelsea …

    Cette voix et cette aura si prenante me rappelait mon besoin et m’arracha des frissons sur tous le corps. Je me noyais dans sa puissance égale à la mienne. Pour ma part, je la dois grâce à ma naissance comme telle. Depuis la première fois où j’ai ouvert mes yeux, je suis changelings. Je me demande encore d’ailleurs comment c’est possible puisque mes parents étaient de simples humains : le destin ? Maintenant j’y crois… J’ai passé toute mon enfance seule, à essayer de contrôler ce que j’étais et ça n’a pas toujours été simple. À mainte reprise les autres me traitaient de sorcière et les gérants du pensionnat où je me trouvais ont même pensé à appeler un exorciste. Bien sure ça n’a rien donné. Avant qu’ils ne m’envoient en asile psychiatrique, je me sauvais pour trouver refuge ici. Ce qu’ils ne comprenaient pas c’est que la bête fait partie de moi, et à jamais. Chose que mon loup savait et acceptée pertinemment, lui. Je m’apprêtais à répondre à toutes ces questions lorsqu’il me remit debout, m’embrassant dans le cou. Je ne pus résister à balader mes mains le long de son corps, léchant la sueur qui perlait sur une de ses épaules. Je sentais son loup de tortillé à l’intérieur de lui, insistant pour sortir. L’avoir auprès de moi en humain était plus pratique mais sa forme lycanthropique ne me dérangeait pas, loin de là. Je le repoussai sachant que si on continuait, je ne m’arrêterai pas, et il devra se métamorphoser à l’intérieur de moi.

    « Je me dégourdissais les jambes depuis environ dix minutes, quand j’ai senti ton odeur… je me suis élancée à ta rencontre… Tu m’as tellement manqué… Transformes-toi avant que je ne saute dessus pour de bon » dis-je haletante, un petit sourire sérieux à la fin de ma phrase.

    Il m’embrassa une dernière et poussa un soupir de soulagement. Je savais ce que c’était de devoir absolument procéder à la mutation et nous pouvions reprendre nos activités après. Je ne savais pas s’il voulait rester sous sa forme de loup longtemps ou pas, pour savoir si après m’être reposée je me joignais à lui, soit en passant en loup. Puisqu’il se trouvait devant moi, je pouvais mémoriser sa forme et la reproduire si je le désirais à ma prochaine mutation. À vrai dire je n’avais jamais pensé à ça, privilégiant toujours le léopard, animal qui était mien depuis toujours. J’ai rarement essayé d’autres animaux, or mis l’oiseau et les félins. La transition était toujours très difficile et longue, mais j’en suis capable et peut bien le faire pour lui.

    Je l’observais très attentivement pendant qu’il se déshabillait, scrutant chaque partie de son anatomie. Ses muscles qui se mouvaient, son loup qui s’impatientaient, son désir perpétuel, m’obligèrent à détourner la tête et me concentrer sur un carton non loin de là où je me tenais. Il sentait l’urine et … je ne pus identifier le reste, hypnotiser par Keziah qui effectué la transition.


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Keziah S. Theets

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Ven 19 Fév - 2:53

    La lune prenait possession de lui. Et l’excitation aussi. Bien que l’astre de nuit ne soit pas encore plein - plus que quatre ridicules jours - il devait se transformer, et vite. L’excitation, le bonheur, le désir et la faim l’obligeaient à être Loup, rien qu’une ou deux minutes, ça suffirait.
    Mais ses mains restèrent scotchées à la peau, brûlante, de Chelsea. Le contacte avec son corps lui envoyait des millions de secousses électriques dans le bras, le faisant trembler. C’est grâce à la jeune femme qu’il réussit à s’arracher à sa passion quelques secondes. Il ne prit même pas le temps de répondre à sa douce, la pression de son loup en lui était bien trop forte pour qu’il puisse articuler n’importe quoi.

    Son short atterrit à terre, évitant une flaque. Son caleçon le suivit de prêt. Keziah prit la posture la plus adéquate à sa transformation : les mains à terre, la tête levée vers le ciel étoilé, et les pieds légèrement en quinconce. La chaleur prit possession de tout son être, le consumant totalement. Ses nerfs se tendirent comme des cordes, ses muscles chauffèrent et sa musculature craqua avant de changer entièrement. L’humain poussa une râle rauque qui déchira le silence de la ruelle. Heureusement qu’ils se trouvaient dans une zone industrielle. Le risque que quelqu’un sorte et les surprenne était minime, mais il ferait mieux d’aller dans la forêt, ou chez Keziah… Le Loup opta pour la seconde solution, mais ils verraient ensemble.

    Ses narines emmagasinèrent le plus d’odeurs possibles. Il fit un aller/retour dans la ruelle, si vite que sa magnifique partenaire n’avait même pas eu le temps de souffler. Il se tenait là, devant elle. Il posa son train arrière sur le sol, pencha la tête et concentra toute son énergie, et ses pensées également, sur sa métamorphose. S’il le faisait mal, en pensant à autre chose, il risquait de souffrir. Mais, au moment le plus crucial de sa transformation, il fut absorbé par l’aura couleur or de Chelsea. Elle était si forte qu’il fut happé, et leurs deux auras se mélangèrent, ne formant plus qu’une seule et même aura or argentée. C’était magnifique à voir. Les deux amants se complétaient parfaitement, comme s’ils avaient toujours été fait l’un pour l’autre. Mais Keziah était persuadé que non, étant donné qu’elle était Léopard-Garou, et lui, Loup.
    La douleur lui secoua le corps. Ses doigts se crispèrent, et ses dents - de Loup-garou- crissèrent. Il n’hurla pas, non.

    Quelques secondes passèrent avant que l’humain, à genoux devant la beauté suprême de Chelsea, n’ouvre les yeux. Encore une fois, la beauté de leurs auras confondues le frappa de plein fouet. Une vraie claque en pleine gueule. Un sourire en coin s’afficha alors sur son visage jusqu’alors dur.
    En un petit saut, il fut debout, faisant face à la belle blonde. -Il collectionne les blondes ou quoi ?.
    De ses grosses pattes, il enveloppa le visage, fin, de la demoiselle. Et, avec toute la fougue qu’il avait emmagasiné jusque là, l’embrassa violemment. Sa chaleur se mêla à la sienne. Keziah dû se faire violence pour s’arracher à elle. Plongeant ses yeux d’un noir de jais, dans ceux marron pétillant de la belle blonde.
    Il commença par un grognement de plaisir et poursuivit avec une voix grave et sensuelle :

      _ Ha Oui ? Tu te dégourdissait les pattes depuis dix minutes ? Et cela fait longtemps que tu te les dégourdies dans Shreveport ? - Elle le rendait totalement fou. Elle l’obsédait. Non ce n’était pas sa beauté qui l’avait attiré en premier, mais son aura. Puis tout son être. Un vrai aimant. Lorsque Chelsea se trouvait dans les parages, Keziah n’avait pas le choix [et il ne voulait pas l’avoir du tout d’ailleurs] il était aspiré par elle. Il reprit, le souffle court - Jamais une femme ne m’avait autant manquée. Tu me rends dingue Chelsea. Que fais-tu là exactement…


    Les mêmes questions revenaient, mais Keziah voulait vraiment savoir ce qu’elle faisait dans la nouvelle ville du garçon. Était-ce un véritable hasard, ou bien au contraire ? Quand il réfléchissait bien, il s’en fichait, du moment qu’elle était là, contre son corps, mais il voulait entendre la vérité sortir de sa bouche. Enfin vérité … Si elle ne décidait pas lui mentir bien sur. Le loup s’en foutait éperdument.
    Sa main droite descendit dans le cou de la jeune femme, passant sur sa poitrine, pour enfin arriver sur sa fesse droite. Les effluves de terre, de chair, de parfum qui se mélangeaient, et qui donnaient la fabuleuse odeur de la peau de Chelsea lui parvinrent. Il huma encore et encore. Un frisson lui parcourut l’échine. Ce parfum, il aurait put le reconnaître parmi des millions… Il était à Elle !
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Chelsea O. McCawley

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Ven 19 Fév - 4:20



    Ce spectacle était fascinant… Jamais je n’avais eu l’occasion de voir une mutation se dérouler aussi précisément. En effet n’ayant pas les yeux qui se baladaient dans les airs, je pouvais seulement apercevoir mes bras et mes jambes. Là, j’avais une vue d’ensemble magistrale qui ne me laissait pas indifférente. La courbe de son dos ondulait, sa tête s’arqua en arrière, son souffle se faisait court, les muscles de ses bras se soulevèrent pour retomber en de grandes pattes grises. Je me mordis la lèvre jusqu’au sang pour me faire penser à autre chose que son corps nu devant moi. Si je venais à le déranger pendant la transformation, il risquerait de se faire mal et je le voulais pour moi et en un seul morceau. Au bout de quelques secondes, j’avais face à moi, un loup. Il était bien bâti et semblait fort. Je me demandais s’il faisait parti d’une meute et s’il était dans ce cas le chef. En tout cas, il en avait tout l’air. Si la hiérarchie lycanthropique est comme celle que je connais des léopard-garous, n’importe quel loup peut accéder à la place chérie par tous. Bien sur il y a une sorte de « classement » accompagné de deux catégories distinctes : les soumis et les dominants. Il est donc logique que ce ne soit que les dominants qui puisse concourir pour ce titre. Une fois qu’un léopard est déclaré chef, il faut suivre un certain ordre. Si un membre du pard (les lycans c’est une meute mais pour nous un pard) veut accéder à la place de son chef, il faut qu’il attende que le second tente sa chance, ou a encore comme option de se battre jusqu’à ce qu’il arrive au niveau du sous-fifre et le tue. Pour grimper d’une place, il faut forcément effectuer un combat à mort. Mais tout ceci est bien sanglant et vicieux, rare sont les cas comme celui-ci.

    Je pouvais à présent l’observer entièrement, notant avec intérêt les reflets gris-bleu de son pelage. Comme pour moi, seul ses yeux restaient identiques que ce soit sous forme d’humain ou de loup. J’aurais pu le reconnaitre entre mille malgré tout. Les traits marqués de son visage, son expression haute et digne… Aucun humain n’aurait trouvé ces points communs mais moi, je le pouvais. Nos regards se croisèrent un instant avant qu’il détale à tout allure dans la petite ruelle. Je pouvais ressentir chaque vibration au moment où ses membres martelaient le sol. Je commençais à m’imprégner de son animal, goutant les nouveautés qu’il m’offrait. Je n’avais qu’à fermer les yeux pour le sentir revenir vers moi, mon esprit comme connecté au sien. Et cela empira quand il fut à quelques centimètres de moi pour reprendre sa forme humaine. Je me concentrais pour sentir chaque modification de son organisme, les mémorisant dans une cellule prévue à cet effet dans mon cerveau. Je faisais ça inconsciemment, comme si je savais le faire depuis toujours. Avec de l’entrainement, c’est devenu facile et rapide. Mon aura s’enflamma précipitamment, m’arrachant un hoquet de surprise. Que m’arrivait-il ? Cela n’avait jamais été si violent. Je voyais mon aura or dansait avec celle argentée de mon partenaire. Elle se frôlèrent, se titillèrent, et ce fut un moment merveilleux, peut-être même plus intime encore que le sexe. Jamais une expérience pareil ne m’étais arrivée, ni ce bien intérieur. Pour la première fois, ce n’est pas avec mon corps d’humaine que je ressentais du plaisir, mais avec mon aura, celle de mon léopard. Nous faisions un…

    Tout fut fini quand au même moment, nous revinrent à nous. L’expression était bien choisie car j’avais été comme hypnotiser. Je sentais au plus profond de moi une sensation inconnue. Je sentais mon léopard terrassé sous une bête plus légère, plus fine, plus attentive. Je sus automatiquement ce qu’il venait de se produire. J’avais reconnu son aura comme mienne et m’était imprégnée de ses capacités, de son loup. Ce n’est pas comme si je lui avait pompé jusqu’à la dernière goutte son énergie mais comme si sa bête s’était divisée en deux pour venir s’enrouler autour de la mienne. Mes hypothèses étaient donc que comme nous avions partagé la pleine lune dernière ensemble, je l’avais reconnu comme mien et le reste c’était fait naturellement. D’habitude, je m’exerce sur de petits animaux comme un oiseau, et c’est surtout un animal à part entière or ici, il était également humain. À présent, et jusqu’à la fin de cette pleine lune, je me sentirais connectée en permanence avec lui ? Etais-ce pareil de son côté ? Mes facultés m’enduisaient-elles en erreur ? En tout cas une chose était certaine, ma prochaine mutation se fera en louve, et j’aurais besoin de lui près de moi. Mon Dieu… il allait me prendre pour une de ces sangsues qui invente n’importe quel prétexte pour revoir le garçon en question. Je voulais commencer à lui en parler en douceur lorsqu’il s’empara de mon visage. Ce fut le baiser le plus riche en émotions qu’on m’avait fait depuis longtemps. Je m’abandonnai à lui, consciente du besoin qui se faisait de plus en plus pressant. Je grognai lorsqu’il s’écarta pour parler :

    _ Ha Oui ? Tu te dégourdissait les pattes depuis dix minutes ? Et cela fait longtemps que tu te les dégourdies dans Shreveport ? Puis reprit sur le même ton attirant : Jamais une femme ne m’avait autant manquée. Tu me rends dingue Chelsea. Que fais-tu là exactement…

    L’effet que je lui faisait émoustilla la nouvelle bête au fond de moi. Elle était en train de tourner en rond, me poussant contre lui. Je ne l’entendais pas mais je savais ce qu’elle voulait : lui au plus profond de mon être. Sa main droite me caressait lentement, trop lentement… J’en voulais plus, beaucoup plus. Je gémis quand je sentis son bas-ventre en érection contre ma cuisse. C’était trop, je le voulais et la louve au fond le voulait également, tout de suite, maintenant ! Mais le lieu était un peu mal choisi, surtout si des clochards décidaient à cet instant de prendre refuge ici. Je répondrais à toutes les questions qu’il me posera mais après, il fallait que l’on bouge, et très vite.

    « Allons chez toi, ou chez moi mais dépêchons-nous avant que je craque réellement. Ce qui te permet par la même occasion de savoir que j’habite ici. Mais je t’en supplie il faut y aller » ma voix était implorante. Jamais oh non jamais je n’avais supplié un homme pour quoi que ce soit.
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Keziah S. Theets

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Ven 19 Fév - 16:08

    Son corps se raidit au contact de celui de sa belle blonde. Ce ne fut d’ailleurs, pas que ça qui se raidit. Son érection fut brutale, lui arrachant au passage une petite grimace, comme le désire venait de le percuter du plein fouet. Bien sûr il adorait cette sensation, et il sentait bien que l’excitation qu’il éprouvait était réciproque. Le corps de Chelsea frétilla, se collant contre celui de Keziah. Une série de frissons parcoururent le corps du Loup, lui faisant hérisser les poils.
    Les questions fusèrent toutes seules sans qu’il puisse les retenir. Son esprit voulait savoir mais son corps ne désirait qu’une chose, sentir celui de la jeune femme se presser contre lui. Son regard plongé dans celui, chocolat, de la femme qui lui faisait tourner la tête, il comprit rapidement qu’ils ne pouvaient pas attendre, il fallait qu’ils aillent dans un endroit à l’abri des regards, le plus vite possible.

    Sa main gauche suivit l’exemple de la droite. Il la glissa le long de son cou, passant sur son sein, titillant au passage son téton, pour ensuite passer dans son dos et arriver sur sa fesse. D’un coup, il la colla à lui, et enfouit son visage dans son cou encore une fois. Keziah le mordit, perçant pratiquement la peau. Puis il suça et embrassa avant de s’écarter une nouvelle fois.

    * Elle a raison, il faut que nous bougions, et rapidement, de cet endroit, sinon je risque de lui sauter dessus là tout suite, dans cette ruelle dégueulasse. Et quelqu’un risque d’arriver d’un moment à l’autre … Enfin après tout, je me fiche éperdument d’avoir des spectateurs, une question d’habitude …


      _ Tu as raison bébé. Non parlerons plus tard. Allons chez moi, je n’habite qu’à quelques rues de là…


    Le plus délicatement possible -Keziah ne contrôlait déjà plus sa force - il lui prit la main, entrelaçant ses doigts au siens - Une simple humaine aurait déjà eu les phalanges brisées et la main broyée. Puis il commença à l’entraîner dans la direction de son lieu d’habitation. Au passage il ramassa ses fringues. Un instant il s’arrêta, regardant les bouts de tissus dans sa main, et le corps, nu et frissonnant, de sa belle.

    * Merde. Pas pensé à ça…


    Sans plus réfléchir il lui tendit son short, certes il serait trop grand mais c’est tout ce qu’il pouvait lui proposer en attendant, car il pensait bien que ses habits à elle ne seraient pas dans les parages. Alors il préféra la vêtir un minimum, histoire d’attirer le moins possible l’attention sur eux. Car se prendre une amende pour exhibitionnisme, ce n’était pas trop le délire de Keziah, bien que cela lui soit déjà arrivé.

      _ Tiens. Enfile ça, c’est tout ce que je peux te proposer, mais ce sera mieux que de se balader les fesses à l’air dans les ruelles … C’est pas comme si on était que de passage dans cette ville…


    De son côté, il enfila avec la plus grande hâte, son boxer noir. Son érection fut encore plus impressionnante. C’était pas comme ça qu’il passerait inaperçu. Les deux amants allaient devoir courir. Mais bon, ils n’avaient pas besoin d’avoir « peur » de se faire voir, pour détaler comme des lapins. Chelsea s’était faite tellement pressante que son désir avait atteint Keziah au plus profond de son être. Le garçon n’avait plus qu’une hâte, lui faire l’amour jusqu’à l’épuisement.

    La lune était au trois quarts. Et déjà son influence était forte, qu’est ce que ce serait dans quatre jours ? Keziah ne cessait de se poser la question. Le ciel se voila. Les nuages noirs cachèrent toutes les étoiles. Plongeant ainsi la ruelle dans le noir complet. L’humidité montra le bout de son nez, accompagnée par la pluie. Keziah sentit une goutte tomber brutalement sur son épaule, une autre rouler sur son torse. Ils allaient être trempés.

    Sans attendre, le Loup entraîna la demoiselle dans sa course, lui jetant des coups d’œil de temps en temps. Éblouit par sa beauté et par son aura, il dut se concentrer sur le chemin… A côté d’elle la lune perdait tout son éclat, elle paraissait terne. Chelsea était sa lumière dans la pénombre.
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Chelsea O. McCawley

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MessageSujet: Re: Odeur familière [ Keziah]   Ven 19 Fév - 21:35




    Mon sang cognait contre mes veines, la température de mon corps ne cessait d’augmenter, la bête hurlait au fond de moi et cette main si douce qui me caressait. Sa progression fut lente et douloureuse, je suais de tous mes pores j’avais chaud, trop chaud. J’avais l’impression d’être en feu, et que rien ni personne à part lui pourrait apaiser cette sensation. Il me tenait à présent par les fesses, m’obligeant à me serrer contre lui encore plus. Le contact était chaud et envoutant, j’étais impuissante face à lui, comme une mouche dans un pot de miel. Sauf que je n’avais pas envie de m’en aller, je voulais rester avec cette présence mielleuse jusqu’à la fin de cette lune et recommencer à la suivante et toutes celles à venir. Sa bouche arriva dans mon coup et il me mordilla au sang. La douleur fut vive mais agréable. Si nous continuions ainsi, mes jambes ne me porteront jamais jusqu’à chez… d’ailleurs oui où allions-nous aller ? La façon dont il avait tourné sa question précédente : « Et cela fait longtemps que tu te les dégourdies dans Shreveport ? » semblait signifier qu’il était d’ici, lui aussi. Si c’était le cas, notre relation devenait de plus en plus intéressante. Non seulement nous avions partagés nos auras, chose très intime mais en plus habitions dans la même ville… Je me rappelais la nuit où je l’avais cherché. Il y avait tellement de piste que j’ai finie par abandonner. C’était parce qu’il traversait celle-ci tous les jours et que les traces se mélangées.

    _ Tu as raison bébé. Non parlerons plus tard. Allons chez moi, je n’habite qu’à quelques rues de là…

    Un poids venait de s’envoler comme par magie. Le fait qu’il soit du même avis que le mien était une bonne chose et celui qu’il n’habitait qu’à quelques rues encore plus. De toute manière je n’aurais pas eu la concentration pour me rappeler du chemin pour retourner chez moi. Le surnom qu’il avait employé pour me qualifier ne me laissait pas indifférente. Je voulais l’entendre encore et encore sortir de sa bouche, jusqu’à ce que je l’aie mémorisé pour un bon moment. Keziah prit ma main délicatement, comme s’il avait peur de me faire mal. Or, je suis certainement aussi forte que lui. Il faudra penser un jour à faire un bras de fer… Je me laissais aller, ne connaissant pas la route de toute façon. Un frisson parcouru mon échine et je me rendis compte que j’étais toujours nue. Lui, venait de ramasser ses vêtements. Je suis plus à l’aise sans vêtement et je me fiche éperdument que quelqu’un me voit comme ça, mais dans cette ville où il y a beaucoup d’humains, il vaut mieux se méfier. Leurs lois sont strictes et je ne voulais pas d’amende.

    Il enfila son caleçon et me tendit un short. J’enfilai celui-ci en prenant la peine de bien mouvait mes jambes. Tout en remontant la braguette d’un geste raide, je le regardais droit dans les yeux, sachant que bientôt il allait la redescendre. La ruelle tomba dans un noir profond et j’eu à peine le temps de lever les yeux au ciel pour recevoir une goutte d’eau sur l’épaule. Nous allions être mouillés… Il prit ma main et couru à une allure que je pouvais bien entendu, suivre. Les fenêtres qui défilaient devant nous me laissaient penser que notre vitesse était surhumaine. Son odeur emplissait mes narines. Sur le trajet, je restais un peu en arrière… Pourquoi me priver de la si belle vue que j’avais ?
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Odeur familière [ Keziah]
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